Vous avez envie de cultiver vos propres légumes mais vous ne savez pas où ! Que ce soit sur votre terrasse, votre balcon et même sur un toit en ville, le bac de culture s’adapte partout et permet de jardiner facilement. L’automne approche et ce n’est plus le moment de semer. Profitez-en pour fertiliser votre bac de culture, la terre sera prête au printemps prochain.
Les principaux avantages
À l’état de larve c’est un long vers blanc/brun, c’est cet état qui nous intéresse pour la consommation.
Le bac de culture prend peu de place et il a de nombreux avantages :
- Fini le mal de dos, la zone de travail est surélevée et la terre nécessite moins de travail ;
- Il permet de meilleurs rendements si la terre de votre jardin est trop sableuse ou argileuse ;
- On peut le faire soi-même pour une bouchée de pain ;
- Vos cultures résistent mieux aux basses températures ;
- L’eau ne stagne pas, les racines ne sont donc jamais noyées.
Il ne reste plus qu’à le fabriquer, et pour ça rien de plus simple, laissez-vous guider.
Le matériel dont vous aurez besoin
- Des planches et des tasseaux de bois de récupération ;
- Une scie à bois ;
- Une visseuse ;
- Un ou deux serre-joints ;
- Un peu de visserie ;
- Du géotextile ou du grillage à poules (facultatif) ;
- Une agrafeuse ;
- De l’huile de coude !
Le choix du bois de récupération
Saisissez n’importe quelles opportunités de récupérer du bois. N’hésitez pas à demander autour de vous ou à vous renseigner sur internet pour trouver du bois destiné à être jeté ! Soyez inventifs et ne cherchez pas à tout prix de belles planches bien droites et assorties.
Mon père a fait un bac avec de vieilles portes de garage bonnes pour la décharge et deux morceaux de tôle.
On peut même imaginer utiliser d’autres matériaux. Faites avec ce qui se présente à vous. Les palettes offrent une solution idéale, on en trouve facilement et les planches sont épaisses et solides.
Attention cependant à vérifier leur traitement. En Europe, les traitements chimiques sont maintenant interdits mais on en trouve encore sur quelques palettes.
Celles-ci sont marquées d’un sigle “MB” pour le traitement au bromure de méthyle (un produit très toxique).
Celles marquées du sigle “HT” sont juste chauffées (Heat Treatment), vous pouvez les utiliser sans problème.

Pour le bac que je vais vous présenter, j’ai utilisé un vieux lit cassé dont un voisin voulait se débarrasser.
J’ai utilisé les lattes comme planches et les pieds comme tasseaux.
La mise en place
Tout d’abord vous devez déterminer l’endroit où vous allez placer votre bac pour choisir la taille.
Les lattes que j’ai récupérées font 140 cm de longueur, 7 de large et 1,6 d’épaisseur.

Pour l’épaisseur, partez sur un minimum d’1,5 cm pour un bac de plus d’1 m de long. Plus fin, le bois ne sera pas assez solide pour supporter le poids de la terre.
Je vais placer le mien sur le toit d’un ami qui habite en ville. Il a de la place et veut produire beaucoup de légumes.
J’ai donc décidé de partir sur un bac de taille moyenne pour pouvoir le compartimenter et y planter plusieurs plantes potagères (tomates, courges, poireaux, carottes…).

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La mise en œuvre en 5 étapes
1re étape : préparer toutes les planches et les tasseaux
J’ai besoin de :
- 8 planches de 140 cm ;
- 8 planches de 70 cm ;
- 4 tasseaux d’environ 30 cm ;
- 32 vis de 4 cm.
J’ai 8 planches qui sont déjà de la bonne taille, il faut que j’en coupe 4 en 2 pour les côtés courts.


Pour les tasseaux, je commence par désassembler les pieds de lit pour ensuite les couper à la bonne taille.

N’oubliez pas de garder tout ce qui est récupérable (vis, chevilles…) !

2e étape : assembler les 2 longueurs
Une vis par planche de chaque côté est suffisante et ça permet de réajuster l’alignement en fonction du terrain. Vous pouvez pré-percer les planches avant pour éviter que le bois ne se fende.


3e étape : assembler les 2 autres côtés
Là ça se corse un peu, mais rien d’insurmontable ! Il va falloir visser les planches à la verticale cette fois, aidez-vous des serre-joints pour les maintenir en position.


Et voilà ! Le plus gros du travail est fait !

4e étape : le fond
Ici, ça va dépendre du sol sur lequel vous allez poser votre bac :
En pleine terre dans votre jardin, vous pouvez ne rien mettre, poser simplement le bac et le remplir de terre. Mais si vous voulez empêcher les campagnols de venir manger vos carottes, alors vous pouvez mettre du grillage de clôture au fond du bac. Fixez-le simplement avec des agrafes en remontant de 5 centimètres sur les bords.
Sur un balcon, pour des petits bacs, je vous conseille de fixer des planches au fond pour éviter de trop salir le sol.
Enfin, pour une terrasse ou un toit, une couche de copeaux de bois et du géotextile empêcheront les racines d’attaquer le sol. Vous trouverez tout ça en magasin de bricolage/jardinage. Dans mon cas, c’est donc cette méthode que je vais appliquer !
D’abord les copeaux…

Puis le géotextile va empêcher les racines de traverser sans toutefois retenir l’eau. Remontez bien sur les bords du bac.

5e étape : le remplissage
Maintenant il ne reste plus qu’à remplir votre bac avant de planter ! Mélangez de la terre avec du terreau, du fumier, du compost pour fertiliser. Ajoutez des billes d’argile pour aérer et drainer, de la tourbe ou des fibres de coco pour la rétention d’eau.

Les bacs se prêtent bien à la culture en lasagne. Faites vos propres mélanges, testez. Vous pouvez même aller chercher un peu d’humus en forêt ! Enfin, n’oubliez pas de pailler pour ne pas laisser la terre à nu et retenir l’humidité.
Vous pouvez séparer votre bac en plusieurs parties pour y planter différents légumes ou aromates. J’ai déjà repiqué du romarin et du persil, et bientôt ce sera au tour des carottes, radis, tomates et courgettes !

À vos semis !
Olivier