En 1986, le nuage de Tchernobyl s’est arrêté à la frontière Française.

En 2020, la pandémie de la COVID-19 s’est arrêtée à la frontière Suisse.

Pour limiter la propagation de la COVID-19 sur son territoire, la Suisse a décrété des quarantaines obligatoire pour les personnes en provenance de zones classées “à risque” [1].

Pour faire respecter cette décision, des mesures sévères ont été prises.

 

10 jours d’isolation ou 10 000 CHF (9 300 €) d’amende

Les règles sont très strictes [1] :

  1. “Immédiatement après votre arrivée, rentrez chez vous ou rendez-vous dans un hébergement adapté […]. En chemin, gardez une distance minimale de 1,5 mètre avec autrui.”
  2. “Vous devez rester en permanence chez vous […] durant 10 jours après votre entrée en Suisse.”
  3. “Quiconque se soustrait à l’obligation de se placer en quarantaine […] peut être puni d’une amende pouvant aller jusqu’à 10 000 CHF.”

 

Voici la carte de France des contaminations

Le nombre de nouvelles contaminations est réparti à peu près équitablement sur tout le territoire Français.

Pourtant…

 

Voici la carte Suisse des régions Françaises “à risque”

Seules les régions qui touchent la frontière suisse sont épargnées par les mesures de quarantaine…

 

Ces mesures sont complètement incohérentes

Si tu viens de Giat en Auvergne-Rhône-Alpes et que tu te rends en Suisse.

Il n’y a aucun souci, tu peux circuler librement sur tout le territoire Suisse.

 

Si tu viens de Flayat en Nouvelle-Aquitaine et que tu te rends en Suisse.

Tu es traité comme un pestiféré, c’est 10 jours de stricte isolation ou 10 000 CHF d’amende.

 

La Suisse assume

“Les régions frontalières des pays voisins de la Suisse peuvent être exclues de la liste. […] Actuellement, les frontaliers ne sont pas soumis à l’obligation de quarantaine.” [1].

Elle ne s’en cache pas, l’intérêt économique passe avant l’intérêt public.

L’économie suisse est très dépendante de la main-d’oeuvre bon marché des régions frontalières.

La fermeture des frontières serait une catastrophe pour l’économie.

Tant pis si cela doit entraîner des centaines ou des milliers de morts supplémentaires.

 

Sur le fond, la Suisse a raison

Depuis le début de l’année, en Suisse comme ailleurs, l’économie a été très durement touchée par la pandémie.

Il ne faut surtout pas empêcher les entreprises de fonctionner.

La Suisse a donc choisi de sacrifier une partie de sa population pour limiter la violence de la crise économique qui va arriver.

 

Quand on donne l’illusion de protéger la population…

La Suisse joue sur les deux tableaux en même temps.

D’un côté, elle annonce des mesures choc pour rassurer la population.

De l’autre, elle sacrifie consciemment certains de ses citoyens pour maintenir à flot son économie.

C’est cynique, mais très efficace, la population se sent protégée et l’économie est préservée.

 

L’état ne te protégera pas

Sa priorité n’est pas d’assurer la protection de ses citoyens, mais de se maintenir au pouvoir.

Et si pour ça il doit sacrifier une partie de sa population, il le fera sans hésiter.

Pour ceux qui nous gouvernent, nous ne sommes que des pions.

 

Cette fois-ci ce n’est que le covid-19

Nous avons de la chance, le virus a un faible taux de mortalité et il est inoffensif pour la majorité de la population.

Mais ensuite ?

Quand un vrai problème apparaîtra, une pandémie bien plus mortelle, une catastrophe industrielle, une guerre…

Crois-tu vraiment que l’état te protégera ?

La responsabilité de ta (sur)vie et de celle de tes proches ne dépend que de toi !

 

Prépare-toi !

 

Antoine
Apprendre Préparer Survivre

 

Source :

[1] https://www.bag.admin.ch/bag/fr/home/krankheiten/ausbrueche-epidemien-pandemien/aktuelle-ausbrueche-epidemien/novel-cov/empfehlungen-fuer-reisende/quarantaene-einreisende.html

2 Comments

  1. Elie Rebetez

    9 octobre 2020 at 7 h 26 min

    Salut Antoine,
    Les derniers deux mots de ton article résume le tout « Prépare-toi »
    Et tu as raison la Suisse profite mais j’aimerais juste dire concernant la main d’œuvre bon marché, je préfère dire main d’œuvre très qualifier et pour le bon marché le salaire minimum dans mon canton est de 4000 Frs. Par exemple une infirmière frontalière gagne exactement le même salaire que l’infirmière Suisse, et comme je travaille dans la santé, les cadres touchent entre 6000 et 10000 Frs.

    1. Elie Rebetez

      9 octobre 2020 at 7 h 32 min

      Voilà juste mon avis, je voulais dire aussi que j’apprécie beaucoup travailler avec mes collègues frontaliers.

      Je souhaite une très belle journée à tous.

      Un Suisse complotiste et survivaliste.

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