Le terrible impact de la sécheresse sur mon autonomie alimentaire

Bon, je me dois d’être honnête avec toi. 

C’est la cata…

Normalement, pour moi, cette période de l’année est vraiment spéciale.

Elle est à la fois merveilleuse… et épuisante 🙂

Entre la mi-août et la mi-septembre, c’est le moment où je transforme la majorité de mes récoltes.

Je passe toutes mes soirées à faire la transformation : Bocaux de compotes, prunes déshydratées, jus de pomme, congélation des cassis et des framboises…

Mais pas cette année.

Cette année, c’est la catastrophe

Chez moi en Suisse, comme partout en France tout est sec, brûlé par le soleil et le manque de pluie.

En termes de récolte, cette année est sans doute la pire depuis que je me suis lancé dans l’autonomie.

3 des 5 nouveaux arbustes que j’ai plantés cette année sont morts.

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J’ai perdu des groseilliers et des cassis.

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J’ai dû abondamment arroser mes légumes pour de faibles récoltes.

Mais c’est surtout sur les fruitiers que je vois l’impact de la sécheresse.

Les trois pommiers qui me fournissent habituellement plus de 100 kg de pommes n’ont produit que quelques maigres fruits.

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Même constat du côté du poulailler : assommés par la chaleur mes poules et mes canards ne pondent quasiment plus…

En ce moment, chez moi, c’est déprime et remise en question

Quand je me promène dans mon potager et mon verger, j’ai le moral dans les chaussettes.

Je ne sais même pas si je ferai du jus de pomme cette année. 

Ça me déprime de récolter des pommes aussi petites et de passer du temps pour un jus que je sais déjà de mauvaise qualité.

C’est aussi une remise en question de mon niveau d’autonomie alimentaire.

En cas de rupture de l’approvisionnement alimentaire, je ne peux pas autant compter sur mon potager, mes arbres fruitiers et mes volailles que je ne l’avais prévu.

Deux bonnes nouvelles quand même dans tout ce marasme

Parmi toutes ces mauvaises nouvelles, j’arrive quand même à trouver de quoi me réjouir.

Premièrement, même au plus fort de la sécheresse mon autonomie en eau est vraiment solide.

Le puits qui alimente en eau ma maison n’a jamais été à sec et la source qui me sert à arroser mon jardin ne s’est jamais tarie.

Deuxièmement, j’ai quand même quelques arbres fruitiers qui ont très bien donné, notamment mes trois pruniers, qui m’ont fourni en tout plusieurs dizaines de kilos de prunes. 

J’en ai tellement que depuis deux semaines, je fais tourner mon déshydrateur à plein régime.

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Ha il y a aussi mon énorme noyer qui devrait me donner une 30aine de kilos de noix dans quelques semaines.

Ce qui fait finalement 3 bonnes nouvelles 🙂

Ce que je vais mettre en place pour l’année prochaine

Pour conclure cet e-mail, voici les leçons que je tire de cet épisode de sécheresse, qui risque fortement de se reproduire à l’avenir.

Je vais planter de nouvelles espèces d’arbres fruitiers résistants à la chaleur pour diversifier les récoltes.

Dès ce week-end, je vais tester un système d’arrosage avec un tuyau microporeux pour ma serre. 

Même si mon autonomie en eau m’a rassuré, je vais créer un stockage d’eau pour mon potager avec trois cuves de 1000L.

Et enfin, je vais encore augmenter la taille de mon stock de nourriture pour être capable de faire face à une année sans récolte.

Et toi, comment as-tu vécu cet épisode de sécheresse ? Qu’est-ce que tu comptes mettre en place ?

L’année a été un choc pour beaucoup d’entre nous.

Alors, j’aimerais savoir comment toi, tu l’as vécu. 

Quels sont les changements que tu as constatés chez toi, sur ton terrain, dans ton potager ?

Comment se passe tes récoltes ?

Quels ont été les impacts pour ton autonomie alimentaire ?

Mais surtout, j’aimerais savoir ce que tu comptes mettre en place pour éviter que cette situation ne se reproduise l’année prochaine ?

Raconte-moi ça dans les commentaires de l’article, je les lirai tous avec beaucoup d’attention

 

Rémi

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126 Commentaires
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Robbie
Robbie
1 mois il y a

Mais oui, cher ami, on se prend pour des malins mais on apprend seulement a marcher un peu. Ecoute les histoires des arrières grand parents, ils te diront qoui cultiver et comment, sans arrosage. La façon de travailler la terre pour qu’elle ne sèche pas etc. etc.
La nature se débrouille bien, plein, plein de figues, de tomates, des murs etc. etc.
On n’est que des petits humains et on est vite perturbé, mais la nature te montre le chemin.
salutations,
Rpbbie

etiage
etiage
1 mois il y a

Et pour compléter ma réflexion, je constate que les légumes perpétuels n’ont pas été abîmés et produisent normalement (choux daubenton, poireaux perpétuels, oignons rocamboles, topinambours…) !
Une piste à creuser…

etiage
etiage
1 mois il y a

Bonjour ! Pour moi, habitant à Vienne (38200), la même catastrophe… De très belles récoltes jusqu’en mai et depuis, tout à brûlé ! De plus, j’ai perdu un noisetier et une vigne que je venais de planter. Pourtant je n’ai pas manqué d’eau avec mes cuves de 1000l. 2 de mes 3 gojis semblent morts… Ils ont pourtant plus de 10 ans. Pour l’année prochaine, je vais abandonner les cultures d’été et me concentrer sur les légumes “récoltables” jusqu’en juin et en fin d’automne et hiver !
J’ai aussi augmenter le volume de mon stock alimentaire.
Cordialement.

CLAIRE
CLAIRE
1 mois il y a

Cette année, ici dans le Beaujolais, les violents orages de grêle, les vents tournant, ont endommagé les 3 petits carrés de potager composés essentiellement de tomates et courgettes. Les tomates ont été coupées des pieds. Bref, carnage.
Ce qui reste ne mûrit pas avec la chaleur. J’espère que le mûrissement va démarrer même tardivement.
Cette année, j’avais protégé la terre avec une bonne couche de foin et installé des oyats dans le centre des petits carrés potager et cela a aidé un peu les plantes à survivre.
La solution, je pense, serait d’installer une ombriere afin que les plantes souffrent moins du soleil brûlant.
J’ai décidé de préparer un petit potager pour l’hiver dans un autre endroit plus abrité du soleil, et ce dans des caisses de pommes en utilisant les méthodes enseignées dans APS.
J’y ai planté des poireaux, du fenouil.
Bientôt, j’espère pouvoir semer les carottes et navets.
Même au marché en y allant vers 7h le matin, c’est compliqué pour obtenir des légumes. Ils hésitent à vendre 10kg de courgettes et tomates pour faire des conserves. Ils disent qu’il n’y en aura pas pour tout le monde…
Courage à vous Tous.

PAGNON
PAGNON
1 mois il y a

bonjour
situation : j ai 78 ans j habite dans l allier une fermette que j’ai retapée il y a presque 50 ans (bien isolée). Depuis j’ai toujours jardiné et appris à tailler et greffer les arbres.
De juin à fin aout nous n’avons eu que 25 mm de pluie. Autant dire que légumes et fruits ont étés tout petits voir absents.
J’ai une serre de 30 m2 depuis 12 ans en plus du jardin d(environ 140m2 clos depuis 3 ans car chevreuil et autres bestioles s’interessent beaucoup trop à ce qui est vert.
j’ai également pour l’arrosage 3 cuves de 1 m3 (récup eau de pluie) reliées à une pompe plus 1 dédiée à la serre. je peux faire un peu de pub pour serre-en-direct.fr, ce sont des bretons chez qui j’ai acheté ma serre de 6m X 5, serre semi pro dont j’ai changé la bache une fois, elle résiste trés bien au vent car les cotés sont entérrés. une porte de chaque coté. Aprés avoir essayé différents goutte à goutte (iriso qui n’est pas mal), je me suis tourné chez mon fournisseur de serre vers lequel j’ai trouvé un arrosage goutte à goutte pro qui fonctionne sans pression sinon celle de l’eau de la cuve, jumelé avec un minuteur CLABER qui fonctionne sur pile donc pas besoin de pression ni d’électricité 5 ma cuve est surélevée de 50 cm.
En début d’année, j”achète quelques plans de tomates gréffées qui donnent bien et plus tôt. Avant la canicule, j’ai récolté une tomate de 750gr…
Ce que j’ai constaté avec la canicule, c’est que tout le monde a faim et soif. Mes oyas ont attiré les fourmis qui se sont délectées de mes fleurs de courgettes et que les pollinisateurs habituels étaient absents.
Mes poules pondent encore, je leur donne chaque jour de la verdure (salade) et quelques vers de farine dont elles sont folles.
Les seuls fruits de cette année ont confit sur l’arbre. Je protège les plus fragiles en mettant au pied une toile de jute d’environ 1cm soit en surface ou en l’enterrant un peu, ce qui évite l’évaporation aprés arrosage.
Enfin j’utilise la fameuse grelinette et depuis deux ans un outil amélioré la campagnole que l’on trouve sur le site de lafabriculture.fr
je crois que je vais augmenter mon stock de nourriture.
cordialement
Jean

Diaz
1 mois il y a

Bonjour pour nous pareil on a pas mal de courgettes et de concombres pour les oignons et p de terre petite tailles egalement mure griller par le soleil et les pommiers ce sont des mini pommes mes poules on leur a mis un brumisateur mais comme toi elles pondent une fois sur deux.pour arrosser on a installer un arrosseur automatique manuel on ne sert de la reserve d’eau qu’on recuperer quand il a plut.j’ai commencer les bocaux de concombre en lactofermentation et courgettes en fermention et la je vaie faire egalement les oignons car trop petit..a plus tard merci pour les conseils

Marie-claire
1 mois il y a

Bonjour, mais quel été ! Ici da s le sud ouest idem peu de récoltes les plantes étaient aussi en survie. Je pense grosso modo comme pour beaucoup de jardin et plus grave encore pour les maraîchers année très difficile et comme tu le dis pas bon pour le morale.
Pour l’an prochain je prévois une deuxième cuve de 1000l. Et d’installer une pergola au dessus du potager. L. Idée est de trouver le moyen d’ombrager. Redessiner mes planches de cultures d’y mettre quelques arbres nourissiers résistant bien à la sécheresse. Car nous avons le problème de chaleurs caniculaires, avec beaucoup de vent qui dessèche encore plus vite et surtout le manque d’eau. C’est peut être moins planter en quantité. Trouver des espèces résistantes etc.
La question que je me pose :
Si grosse pénuries, comment survivre ? Est ce que 3 repas par jour sont nécessaires ? Quelles sont les aliments non indispensables à supprimer dès maintenant ?
QUELLES sont les aliments plus complets à adopter etc etc
Quand tu manges en pleine conscience tu es rassasié plus vite. C’est une piste.
Le principe des bols chinois ou congee sont à explorer pour leurs qualités nutritives sans coût élevé. Secret de la médecine traditionnelle chinoise. La base une céréale riz ou autre cuite longtemps avec légumes ou fruits et ou plantes. Outre l’effet nourrissant c’est très thérapeutique.
Voici où j’en suis, je suis preneuse d’autres propositions et expériences.
Dans tous les cas cela demande de grands changements, de la résilience et malgré tout de la créativité. Ce que nous vivons est peut être un mal pour un bien !
Je le souhaite
M-C

Laurent
Laurent
1 mois il y a

Bonjour, il faudra commencer à planter des cultures tropicales : chayotes, manioc, patates douces qu’il faudra arroser tous les soirs…

Véronique
Véronique
1 mois il y a

Bonjour tout le monde,
Ici pas de pénurie d’eau mais limite… on va racheter 2 cuves de 1000 litres cette année.
Le verger a + que souffert… on va rajouter des vignes.
Sinon, maigres récoltes surtout les tomates, je ne pourrai pas faire de bocaux sur 2026, moins de courgettes et melons aussi, pas de poivron. On va rajouter des canisses pour protéger l’an prochain.
Heureusement oignons, ail, butternut et potimarrons au top !

Ax2l
Ax2l
1 mois il y a

Eh bien comme pour toi, et comme pour beaucoup , l’été a été catastrophique, ayant eu en plus une tempête très localisée ( à la flèche en Sarthe)qui a arraché certains arbres et fait tomber d’autres centenaires sur mes clôtures et abri pour les animaux… et bien sûr l’électricité coupée durant plusieurs jours ( heureusement j’ai un générateur solaire qui m’a bien aidé !)
Les pâturages se sont transformés en savane. Heureusement j’ai pu faire mon foin à temps
Les pruniers ont donnés mais les fruits ont séchés sur les arbres. Dans le potager même constat pour les petits fruits. J’ai la chance d’avoir un puits qui ne s’est jamais tari qui m’a permis d’arroser et de sauver certains légumes. J’ai démonté la petite serre que j’avais fabriquée pour les tomates car vraiment trop de chaleur, mis en place un tuyau microporeux utilisé uniquement la nuit juste quand les plants n’en pouvaient plus et déplacé au pied de différents légumes, une fois de temps en temps. Bien sûr, le paillage a bien aidé.
Mes poulettes n’ont pas arrêté de pondre et ont même couvées ! Il faut dire que je les laisse sortir chaque jour et leur ai mis des Brumisateurs dans les moments les plus chauds ( je ne leur ai pas imposé, elles pouvaient ne pas être dessous si tel était leur choix)
Mes alpagas aussi ont des Brumisateurs et un pediluve en guise de piscine dont je changeais l’eau matin et soir.
Nous déménageons en septembre direction la côte sauvage en Bretagne pour recréer un lieu encore plus autonome car moins grand qu’ici (ferme avec 14 hectares actuellement )..trop de boulot à gérer
Il est grand temps de se préparer !
Courage à tous